Un lieu, une gastronomie : Séoul (La Corée du Sud) PARTIE 1

En mai dernier, à l’issue de notre PACS, mon cobaye-photographe et moi-même sommes partis à Séoul, en Corée du Sud, en guise de voyage de noces. A cette occasion, je vous ai rapporté des souvenirs culinaires par centaines, tous plus ahurissants et inédites, les uns que les autres…

P1060586Jour 1 : Après 10 heures de vol et un décalage horaire de 9heures,  dès notre arrivée dans la capitale, nous P1060588nous sommes empressés de faire quelques courses. Ainsi, nous avons opté pour des nouilles asiatiques pour notre premier repas, au cours duquel nous avons aussi pu goûter au makgeolli, un alcool de riz, équivalent sur nos tables à notre bon vieux pichet de rouge. Côté sucré, j’ai craqué pour des gaufrettes au melon, mon coup de coeur grignotage du séjour, ainsi que pour des biscuits au chocolat en forme de champignons.

 

 

 

 

 

 

 

Jour 2 : P1060601Si de prime abord ces petites bouchées colorées vous donnent envie d’y croquer dedans, le résultat en bouche lui,P1060602 est tout autre ! Préparées à base de farine de riz, ces douceurs coréennes sont en réalité totalement sans goût et question texture, il s’agit d’un parfait mix entre un gnocchi industriel et un Malabar mâché depuis déjà plusieurs heures. Je vous laisse le soin d’imaginer cela… Heureusement, des petites boules de biscuits fourrées à la crème à la vanille ont réussi à éponger notre désespoir gustatif.

 

 

 

P1060635 Jour 3 : Notre premier restaurant à Séoul a été l’occasion de découvrir une cuisine très haute en piquant, et totalement inédite pour les occidentaux que nous sommes. Après avoir commandé deux plats végétariens, nous avons été très surpris par la présence d’une multitude de petits accompagnements forts en goût pour relever notre plat. Mon cobaye-photographe a pu se régaler de son ragoût de tofu, et pour ma part, j’ai goûté au bibimbap, LE plat traditionnel du pays, mais en version végétarienne, c’est-à-dire un grand bol de riz, de sauce piquante, de légumes vapeur et le tout surmonté d’un oeuf au plat. Avec cela, nous avons pu nous délecter d’épinards au sésame, d’omelette roulée, de kimchi (chou fermenté) et de concombres sautés aux épices. Un pur régal sachant correctement faire couiner nos papilles !

 

Jour 4 : P1060717Grâce à la cagnotte récoltée lors du PACS, j’ai pu réaliser un de mes rêves les plus fous: partir tester le menu végétarien de Pierre Gagnaire, dans son restaurant à Séoul. Après avoir été accueillis comme des célébrités dans la plus haute tour de la ville, nous avons, du début à la fin, profité d’un exceptionnel moment de plaisir culinaire grâce au chef Frédéric Eyrier.

En guise de mise en bouche, nous avons eu droit à une trilogie de régal. Un ahurissant velouté de chataignes, cubes de café, un extraordinaire houmous de lentilles vertes du puy et tuile de pomme, et un fabuleux navet glacé et champignons de Paris.

 

 

P1060718Ensuite, nous avons poursuivi par une tarte tatin de pommes en tandoori, salade d’endives, cèleri, noix et glace yaourt au balsamique blanc. Le croquant des légumes frais accompagnait parfaitement le fondant de la pomme si justement caramélisée et très justement relevée au tandoori, tandis que la glace donnait un pep’s suave à l’ensemble du plat.

 

 

Puis, nouP1060719s avons continué par un consommé de cèleri rave aux poireaux, pommes de terre vapeur et truffe noire melanosporum. Dans un parfait esprit coréen, ce bol gourmand et complet mélangeait avec perfection les parfums terreux de la France profonde représentés par la truffe et la pomme de terre, à ceux plus doux des champignons et herbes d’une Corée calme.

 

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Pour finir, lP1060720e dessert Pierre Gagnaire se composait d’un soufflé au gingseng avec son sorbet au poivron vert, ainsi que d’une tartelette griottes et emmental. Véritables associations franco-coréennes ces desserts ont été pour nous l’occasion de nous rendre compte de l’incroyable talent de ce chef de renom, aux idées aussi farfelues que réussies parce que oui, le poivron vert et le gingseng en mélange chaud-froid font des miracles, et la cerise peut aisément devenir la meilleure amie de l’emmental.

Pour termP1060724iner, le café nous a été servi avec des petits fours aussi mignons que délicats, et avec une surprise de taille puisque le chef Frédéric Eyrier, après être venu nous saluer, nous a proposé de venir passer une matinée entière dans les cuisines du restaurant afin de découvrir l’environnement d’un établissement de ce standing et d’assister au premier service. Un moment d’enchantement pour la gourmande férue de cuisine que je suis !

 

 

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 Jour 5 : P1060784Une virée au marché de Namdaemum et nous voilà devenus de vrais aventuriers culinaires ! Pas réellement talentueux en coréens et pas franchement convaincus par l’accent anglais des autochtones, nous avons goûté un peu à l’aveugle de la fast-food coréenne pas très végé mais très goûtue! Mon cobaye-photographe est tombé sur une sorte d’omelette au surimi en forme de baton, ainsi que sur un beignet façon pancake avec une sorte de miel de couleur brune. Pour ma part, j’ai croqué dans un semblant de croquette aux produits de la mer qui m’a étonnée sans être dégoutée !

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Le soir, l’estomac dans les talons suite à notre maigre butin du déjeuner, nous avons opté pour une traditionnP1060804elle omelette aux oignons verts, directement préparée, servie et dégustée dans les rues animées de Séoul. Dégoulinante d’huile, elle nous a régalés de gras avec une pointe d’écoeurement sur les derniers morceaux à picorer. Curieuse, j’ai aussi découvert une brioche sucrée surmontée d’un oeuf mollet légèrement gratiné au miel et aux cacahuètes : mon coup de coeur street food du séjour !

 

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Jour 6 : Dans la superette la plus proche de notre studio, nous avons fait une drôle de découverte franco-coréenne : des pains non pas au chocolat mais à la pâte de haricot sucrée, beaucoup plus onctueuse que ne l’est le chocolat et également beaucoup moins écoeurant, et donc 100% par mon gourmand de cobaye-photographe.

 

 

 

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A l’heure du déjeuner, nous nous sommes rendus dans un restaurant où malheureusement les propriétairesP1060825 ne parlaient pas un seul mot d’anglais ! Végétarienne convaincue, j’ai dû mimer la vache, le cochon et le poulpe pour réussir à me faire comprendre du cuisinier, hilare ! Nous avons donc dégusté une sorte de bouillon de légumes aux morceaux non-identifiés, plutôt fade et carrément étrange à mâcher, ainsi qu’une omelette aux légumes terriblement épicée et servie avec des oignons crus au vinaigre pour calmer nos papilles enflammées !

 

P1060902Jour 7 : A l’occasion de notre visite du Musée National de Corée, nous avons testé un petit restaurant siP1060904tué dans l’enceinte de l’établissement, étonnés par la carte très fournie de celui-ci, et épatés par ses prix assez bas. Et si mon cobaye-photographe a opté pour un riz au kimchi (chou fermenté), pour ma part, j’ai goûté un ragoût végétarien aux haricots noirs très étonnant et ressemblant gustativement à s’y méprendre à une daube provençale. Le tout accompagné de radis jaunes au vinaigre et de kimshi en guise de sel et poivre !

Impossible P1060925de ne pas vous révéler LA découverte du Marché de Gwangjang : les bindaetteok ou galettes à base de haricots mungo, trempés pendant plusieurs heures puis mixés, agrementés de légumes et frits à l’huile. Un pur régal végétarien à déguster avec des oignons blancs crus trempés dans du vinaigre bien sûr !

 

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Jour 8 : Juste avant notre rendez-vous chez le tatoueur, mon cobaye-photographe et moi-même avons décidé de prendre un copieux déjeuner dans un petit restaurant bondé. S’il a préféré opter pour un bibimbap avec algues, épinards, kimchi, courgettes, champignons, nouilles et oeuf, pour ma part, je me suis brûlée l’oesophage avec un ragoût de tofu accompagnant un mélange de riz et d’avoine. De quoi se rassasier avant plusieurs heures de douleur intense !

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Comme vous pouvez le constater, à l’heure du diner, j’ai opté pour un onigiri japonais fourré aux légumes et ai terminé mon repas par un feuilleté à la pâte de haricot sucrée en forme de poisson, et servi dans la rue par un marchand ambulant. Un dessert un peu sec, mais au goût original et peu commun.

 

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Jour P10609659 : Dès notre arrivée à Séoul, nous avions très envie de déjeuner dans un restaurant traditionnel où l’on doit ôter ses chaussures à l’entrée pour les déposer dans un petit casier, et où l’on mange assis en tailleur sur le sol. Chose rêvée, chose due avec un mignon petit établissement où mon cobaye-photographe a pu déguster une galette coréenne aux légumes et au kimchi et moi une soupe assez épaisse, peu convaincante en terme de saveurs, mais plutôt consistance en terme nutritif.

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Juste un petit cliché assez humoristique pour vous présenter un assortiment de viennoiseries coréennes à grignoter au petit déjeuner, à l’ail, au persil, sucré-salé et surtout gras, gras et gras ! A comprendre pourquoi les touristes ont tant envie de croquer un vrai croissant bien de chez nous !

 

 

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Jour 10 : De retour au Marché de Gwangjang à l’heure du déjeuner, nous nous sommes installés comme les Séoulites, le long des étals, les babines alléchées par les odeurs incroyables et étonnés par les couleurs chatoyantes. Si j’ai opté pour du gâteau de riz à la coréenne, étranges gnocchis pâteux noyés dans une sauce extremement piquante, mon cobaye-photographe a choisi de se régaler de beignets coréens, ou en d’autres termes de légumes et autres trucs non-identifiés panés dans une omelette sans goût.

Et si cela ne vous tente pas lus que ça, optez plutôt pour un calamar découpé vivant et aussitôt englouti, ou bien un mètre d’intestin blanchâtre cuit à la vapeur, ou bien encore pourquoi pas une tête de cochon à la langue bien pendante ? Ca, c’est le marché alimentaire de toute une culture incroyablement diversifiée, variée et parfois même terrifiante !

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Un lieu, une gastronomique : Séoul (La Corée du Sud) PARTIE 2, c’est la semaine prochaine, même heure, même endroit !

Par Betty 1065 Articles
Blog, cours de cuisine, coaching alimentaire et chef à domicile

1 Comment Posted

  1. Beau voyage de noces apparemment riches en decouvertes ….gustatives!!! Tout l’umami a te lire ….ceci dit pour ce que je connais de leur gastronomie ( bulgogi …) plutot pas mal ….alors puisque toi et lui avez ete nos cobbayes j’attends avec impatience tes recettes sur ton blog ( tout beau tout relooké) ou sur l’ecolomag!!! Biz

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